Au fur et à mesure des tempêtes successives, les arbres sont jetés au sol, victimes des déchaînements de la météo. Ces mastodontes, majestueux, centenaires, les voir couchés, déracinés, est un déchirement.
| Arbre tombé durant la tempête PEDRO, en FEVRIER 2026. |
Le parc municipal, acheté en 1936 à Monsieur Bernard en même que l’ancienne école et le bâtiment situé place Galy, ce poumon vert à l’entrée du village, est dans le cœur de toutes les générations de rustiquoises et rustiquois. Les plus anciens peuvent parler des lavoirs, des douches municipales, de l’étendoir, qui jusqu’aux années 60-70 prenaient place en ces lieux. Il a permis aux jeunes du village et des villages voisins de se rencontrer, de guincher sur la piste de danse cimentée lors de fêtes du village endiablées, rythmées par le son des orchestres locaux. Les repas du village gaulois rassemblaient les familles lors d'agapes mémorables. Au mois de juin, l'école de Monsieur et Madame Galy, en 1960, allait chercher un peu de fraîcheur sous les pins et les chênes verts. Monsieur Forgia avait planté des cèdres. Proche de la nature, les enfants peuvent voir les écureuils tourner autour du tronc, sauter de branche en branche, pour éviter d’être vus, d'être dérangés. L’école de Rustiques s’appelait « L’école des Ecureuils »... Aujourd’hui encore, les enfants jouent à cache-cache sur la petite colline qui pour les plus petits, semble plus haute que le Mont-Blanc.
| Soirée dansante dans le parc dans les années 50. |
En 2012, le parc municipal a subi d’importantes transformations avec la construction de la Maison du Parc et l’implantation d’une aire de jeux pour jeunes enfants, pour le bonheur de tous quel que soit leur âge. Les associations y développent leurs activités. Les concours de pétanque sont appréciés, le cadre est magnifique.
| FESTUM RUSTICAS 2 "La vie à Rustiques dans les années 50", Juin 2025, Maeva et Romain BARDOU |
Dire que le parc municipal est la fierté du village n’est pas exagéré. Malgré ces coups de butoir, il ne faut pas dramatiser, beaucoup d'arbres sont encore verticaux, ils se dressent vers le ciel, le parc est toujours un écrin de verdure, certes meurtri. Il faut maintenant penser à son avenir, en comblant les vides, en plantant d'autres essences, en s’adaptant aux bouleversements climatiques.
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